The Authority 1 par Warren Ellis et Bryan Hitch
Suite au démantèlement de l’équipe principale de super-héros Stormwatch, Jenny Spark remonte une équipe pour pouvoir continuer à intervenir partout dans le monde, et régler les menaces comme celle de Kaizen Gamorra : il souhaite en effet marquer la Terre de son symbole afin de se l’approprier. Aidé de son armée de super-hommes, il détruit les villes de Moscou et Londres, avant de se frotter à l’équipe Authority.
Cette équipe est constituée d’anciens membres de Stormwatch, et de quelques nouvelles recrues.
- Jenny Spark, l’esprit du XXème siècle, est capable de manipuler l’électricité
- Jack Hawksmoor, le Dieu des Villes, s’harmonise avec les villes pour en tirer sa force
- Swift, la Chasseuse ailée, est une femme-oiseau
- l’Ingénieur, la Créatrice, a son corps recouvert de nanotechnologie et peut le façonner à sa volonté
- Apollo, le Roi du Soleil, tire ses pouvoirs des rayonnements solaires
- Midnighter, le Guerrier de la Nuit, est capable d’anticiper les mouvements de ses adversaires
- le Docteur, le Shaman, pratique la magie
Cette petite équipe se sert du Porteur comme base : un énorme vaisseau de près de 75 km de long, capable de se déplacer à travers la Plaie (les dimensions).
Kaizen Gamorra n’était que la première des menaces, et l’équipe devra faire face à de plus graves dangers.
Avant Ultimates, il y avait Authority
La première saison d’Ultimates a été pour moi la première grande lecture comics, qui m’a permis de découvrir Mark Millar et Bryan Hitch. Ainsi, en plus de lire une très bonne histoire, je découvrais un bon scénariste et un dessinateur de talent.
Il arrive souvent de voir les connaisseurs rapprocher Ultimates d’Authority, et ce Deluxe était pour moi l’occasion de vérifier si cette série valait vraiment le coup.
Ce volume Deluxe contient les 12 premiers épisodes de The Authority saison 1, composé de 3 arcs de 4 épisodes chacun.
Mes premières lecture d’Authority était la mini-série Authority : Révolution, paru également chez Panini Comics, et c’est super de pouvoir enfin découvrir, à un prix raisonnable, les origines de cette équipe.
Warren Ellis parvient à faire une histoire passionnante, mettant en scène des super-héros peu ordinaires (hormis peut être Appolo et Swift), avec des capacités hors du commun.
Il y a là un très bon compromis entre l’action pure et dure, et quelques touches d’humours. Cela arrive de se retrouver avec le sourire aux lèvres lorsque l’on lit certaines remarques, ou certaines conversations.
De plus, la violence présente dans ce titre n’est pas masquée. Entre les démembrements, les décapitations et les corps qui explosent en morceaux, Apollo trouve l’occasion de tabasser ses ennemis avec un cheval. Du grand n’importe quoi. Mais c’est tellement plus vrai que de voir des super-héros détruire des villes entières sans jamais blesser un adversaire (je n’ai pas d’exemple concret pour le coup, mais ça ne doit pas être bien difficile).
Et malgré toute cette violence, et ses gerbes de sangs, les histoires proposées sont vraiment bien menées. Elles se lisent très bien, et une fois commencées, on souhaite lire l’arc jusqu’à la fin, tellement c’est tenant.
Mais je trouve un petit défaut à ce premier tome. En effet, la série commence avec le fait que Stormwatch a été dissous, et que les gouvernements ne veulent pas de super-équipe, mais à aucun moment la relation entre Authority et les gouvernements et les États du monde n’a été abordé. C’était un des aspects que j’avais bien aimé dans Authority : Revolution, et je trouve dommage que Warren Ellis n’en ai pas parlé. Peut être que par la suite Mark Millar y fera référence.
Mais hormis cet aspect, c’est une très bonne lecture super-héroïque, qui donne très envie de découvrir le monde dans lequel évolue Authority, mais aussi l’origine de cette équipe, avec Stormwatch.
Les dessins de Hitch sont vraiment de toute beauté. On reconnait son style très facilement (les couleurs doivent y être pour beaucoup), et l’on retrouve certaines de ses petites manies. Les grandes pages, les scènes d’actions et les décors sont vraiment sublimes.
Néanmoins, les quelques défauts que je lui trouvais sur Ultimates sont ici aussi bien présent. Mais le contraire aurait été bien surprenant. Il semble apprécié clôturer un épisode avec un gros plan sur un personnage qui annonce une phrase choc : mais je trouve que ses visages, de prêt, sont vraiment mal faits… Les scénaristes doivent tout de même être à l’origine d’une telle idée, mais à ce moment là, cela me laisse penser que Mark Millar repompe Warren Ellis.
Enfin bref, tout ça pour dire que malgré un certain talent, Bryan Hitch ne réussit pas à faire des visages réussis en gros plan.
L’édition réalisée par Panini est très bonne. Il avait été question pendant un moment que ses épisodes sortent en Omnibus ou en Absolute, ce qui aurait eu pour effet de faire monter le prix. Mais c’est la version Deluxe qui l’a emporté, permettant de nous faire découvrir cette oeuvre à un prix raisonnable. Le principal reproche que je pourrais faire concerne le nouveau papier utilisé pour les Deluxe, qui est très fin. Quand je manipule les pages j’ai peur de faire un faux mouvement et de me retrouver avec un morceau de page entre les doigts. Mais à part ça, c’est un bel objet.
Ce premier tome des aventures d’Authority est vraiment une très bonne lecture, que je ne peux que vous conseiller. J’ai retrouvé dans cette série le plaisir de lecture que j’avais eu lors de la découverte des Ultimates, et j’attends maintenant avec impatience la suite de cette série. Un très bon achat, que je conseille à tous.

Je l’ai pris ce Authroity. Je ne pouvais pas passer à coté de cette réédition du titre dont on dit tant de bien.
Ellis et Hitch ce ne sont pas les premiers venus non plus, donc …
Faut que je débute la lecture, et ta critique me confirme dans le fait que faut que je m’y mette.
Très bon choix. Si tu as aimé Ultimates saison 1, tu aimeras Authority
Même dessinateur, et ambiance similaire. Du très bon comics !