Batman : Arkham Asylum par Grant Morrison et Dave McKean

Une prise d’otage s’est produite à l’asile d’Arkham. Tous les prisonniers ont réussit à quitter leurs cellules, et ont effectués plusieurs demandes : des mannequins, du mobilier… et Batman. Le Joker compte bien échanger le chevalier noir contre le personnel médical de l’asile, afin de le confronter à la folie, et de le ramener “chez lui”, parmi les fous.
Batman n’aura d’autre choix que de rejoindre tous les criminels qu’il a pour la plus part envoyé lui même à l’asile d’Arkham. Il prendra part à un jeu qui aura été organisé par ses pires ennemis, et dans lequel il reviendra sur la mort de ses parents.
En parallèle de cette prise d’otage, nous suivrons la lecture du journal du créateur de l’asile d’Arkham, et qui reviendra sur sa jeunesse et les raisons qui l’ont poussé à construire cet établissement.
Bienvenu chez les fous
Arkham Asylum est un roman graphique scénarisé par Grant Morrison et admirablement mis en image par Dave McKean.
L’histoire se déroule en très grande partie dans l’asile d’Arkham, à Gotham City. L’intrigue concernant Batman se déroule en parallèle de la lecture du journal du Dr Arkham, créateur et premier directeur de l’asile. Cela permet d’en apprendre plus sur ce personnage qui jusque là n’avait jamais semblé être important, mais permet bien entendu de faire le lien entre l’origine de la prise d’otage et le journal du docteur.
Peut être est-ce mon manque de connaissances du personnage, mais je n’ai pas trouvé ce titre extraordinaire. Certes il se lit très bien, mais au final, il ne s’y passe pas grand chose, du point de vue de l’intrigue. L’aspect intéressant de ce roman graphique est de raconter en parallèle deux histoires distinctes, permettant ainsi d’accroître le background du personnage de Batman, ainsi que de la ville de Gotham.
Et outre le fait de voir Batman se rappeler la mort de ses parents, et donc de le voir se tourmenter, je ne vois pas en quoi cela permet de voir Batman devenir fou. C’est vrai que dans un endroit de fou, le fou semble être normal, et les gens normaux semblent être fous, mais je ne trouve pas que cela soit bien mené.
L’aspect le mieux réussit de ce comics est bien évidemment le dessin. Le style de Dave McKean est très particulier, car les pages se composent de dessins et de photos découpés. Il utilise également une pagination très aérée, ce qui lui permet de placer en toile de fond des éléments nous permettant d’entrer dans l’atmosphère de l’asile.
Son dessin est magnifiquement mis en couleurs, avec une impression de crasse, et des couleurs grasses. Cela rajoute à l’ambiance, et donne également tout son style aux dessins.
L’édition de Panini est complétée par quelques pages de croquis réalisés par Grant Morrison, et l’on peut constater les différences entre ses croquis et les pages réellement dessinées par Dave McKean.
Au final, ce volume de Batman Arkham Asylum est à lire plus pour son style graphique que pour son intrigue. Cela reste néanmoins une bonne petite lecture, mais que je ne qualifierais pas d’exceptionnelle. Avec tout le bien dont j’en avais entendu parler, je m’attendais tout de même à quelque chose de bien meilleur.
Retrouver tout l’Univers de Batman dans le dossier qui lui est consacré.
