The Killing Joke par Alan Moore et Brian Bolland
Lors d’une visite à l’asile d’Arkham, pendant laquelle Batman souhaitait s’entretenir avec le Joker au sujet de leur relation, il va se rendre compte que celui-ci s’est échappé.
Celui-ci souhaite montrer à Batman que n’importe qui ayant passé une très mauvaise journée peut devenir fou. Et pour mettre cela en oeuvre, il kidnappera le commissaire Gordon après avoir tiré sur sa fille Barbara.
Batman a très peu de temps s’il veut retrouver Gordon et arrêter le Joker.
Le Joker parviendra-t-il à faire perdre la tête à Jim Gordon ? Batman interviendra-t-il à temps pour le sauver ?
Et que va devenir Barbara Gordon, grièvement blessée ?
Court mais très bon
The Killing Joke est un roman graphique d’une 40ène de pages scénarisé par Alan Moore et mis en image par Brian Bolland.
La version que j’ai lue est celle éditée par Panini Comics, qui propose la nouvelle colorisation de Brian Bolland lui-même.
En tant que fan de Batman, il m’aura fallu un bon moment avant de me procurer ce titre pourtant majeur dans la continuité du chevalier noir, mais aussi pour le lire.
Datant de 1988, ce récit n’en reste pas moins un incontournable ! Il met en avant le lien très particulier qui existe entre Batman et le Joker et la possibilité qu’à force de s’affronter, l’un ou l’autre trouvera la mort.
Batman souhaite donc en parler avec lui, alors que le Joker veut lui montrer que sa folie est naturelle et est le propre de l’homme.
Le déroulement du récit est à de nombreuses reprises parsemé de flashback revenant sur les origines présumées du Joker. Il avoue de lui même ne plus être sûr de la vrai origine, mais qu’il est préférable de ne pas tout savoir pour avoir plusieurs origines. Cela rappelle le Joker du film The Dark Knight, où celui-ci raconte plusieurs versions de ses cicatrices, sans que l’on sache vraiment la vérité.
Les flashbacks permettent au moins de montrer ce qui aurait pu donner naissance au Joker, et que la succession d’évènements malheureux à conduit à toute cette folie.
Malgré ses moins de 50 pages, le récit d’Alan Moore raconte énormément de choses tout en restant très dynamique.
Durant la lecture, on ne s’ennuie à aucun moment. Le dosage entre action, flashback et dialogue est parfait, faisant avancer l’intrigue tout en explorant les personnages et la vision que le lecteur a d’eux.
Ce récit est une histoire importante dans la continuité de Batman, car suite au coup de feu du Joker, Barbara perd l’usage de ses jambes, ce qui fera d’elle Oracle, un personnage très important pour Gotham City car elle donne énormément d’informations aux héros.
Le style de Brian Bolland commence un petit peu à dater, mais la nouvelle colorisation permet de lui redonner tout son éclat. L’ambiance est sombre et le style de Bolland donne un énorme cachet à la lecture.
L’édition de Panini Comics est de bonne facture.
Une préface de Tim Sale et une postface de Brian Bolland sont proposées, ainsi que quelques croquis et explications du dessinateur. Cela tient sur seulement 2 pages, donc je trouve dommage qu’il n’y ai pas plus de pages bonus comme celles-ci.
Le volume se conclut avec une courte histoire de Brian Bolland mettant en scène Batman, sans lien avec The Killing Joke. Elle raconte en 3 pages comment un homme normal en vient à vouloir tuer Batman, juste dans le but de vouloir faire une mauvaise action. Cela se lit rapidement et n’est pas très intéressant.
The Killing Joke n’a pas volé son titre de récit indispensable sur Batman.
L’histoire et les répercussions de celle-ci sont vraiment de taille et il serait dommage de passer à côté d’un tel récit. Mon seul regret est que cela soit vraiment très court. Mais le nombre de pages suffisait à Alan Moore pour raconter ce qu’il souhaitait et plus de pages auraient sans doute fait perdre beaucoup de saveur au titre.


